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- Zizou Bergs : “Sur le papier, on peut s’attendre à du spectacle”par Adrien Vigneron le 17 janvier 2026 à 8 h 30 min
Avant d’affronter Hubert Hurkacz, le n° 1 belge revient sur sa progression, ses objectifs et son rôle au Conseil des joueurs de l’ATP. ...
- Tirage au sort compliqué pour Bergs et Collignonpar Christophe Verstrepen le 16 janvier 2026 à 9 h 53 min
Zizou Bergs défiera le revenant Hubert Hurkacz et Raphaël Collignon, l’Italien Lorenzo Musetti. Pour Elise Mertens, ce sera la tombeuse de Costoulas. ...
- “La rivalité entre Alcaraz et Sinner est géniale”par Christophe Verstrepen le 16 janvier 2026 à 9 h 51 min
Le Suisse va participer à un match de gala à Melbourne ce samedi 17 janvier 2026. Certains tickets spéciaux étaient vendus à 11500 euros. ...
- Open d’Australie : tirage au sort compliqué pour Zizou Bergs et Raphaël Collignon, désillusion pour les autres représentants belgespar Belga Belga le 15 janvier 2026 à 6 h 42 min
Le tirage au sort du tableau final de l'Open d'Australie a réservé des adversaires de taille aux joueurs de tennis belges. ...
- A quoi s'attendre en 2026 au niveau du tennis? Un grand cru s'annonce pour les Belges!par Adrien Vigneron le 14 janvier 2026 à 9 h 36 min
La rédaction sportive sort sa boule de cristal pour tenter d’y voir plus clair sur les enjeux de la saison 2026. ...
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- Le tennis en quête de renouveau : pourquoi ce sport est devenu prévisiblepar Guillaume Nonque le 17 janvier 2026 à 13 h 11 min
En vingt ans, le tennis professionnel s’est métamorphosé : surfaces ralenties, balles alourdies, corps optimisés. Derrière cette quête d’efficacité absolue, une question brûlante : le jeu n’a-t-il pas perdu une part de sa magie et de sa diversité ?Plus athlétique, plus exigeant, plus spectaculaire sur le plan physique mais aussi plus prévisible ? En l’espace de vingt ans, le tennis professionnel a connu une transformation profonde. Les surfaces ont été modifiées, les balles alourdies et les corps préparés comme jamais. À mesure que la performance s’est rationalisée, les styles se sont rapprochés, certaines signatures techniques ont failli disparaître et des disciplines entières, comme le double, cherchent à se réinventer pour survivre. Cette évolution pose une question centrale : le tennis moderne est-il en train de perdre une part de sa diversité ? Enquête sur un sport en tension permanente entre efficacité et identité.Un jeu de plus en plus uniforme : la fin des contrastes Pendant longtemps, le tennis s’est raconté à travers ses oppositions de styles. Dans les années 1980 et 1990, chaque surface appelait un type de joueur, chaque tournoi dessinait un rapport de force spécifique. Le gazon favorisait les attaquants et les serveurs-volleyeurs, la terre battue consacrait la patience et la construction, tandis que les surfaces dures servaient de terrain neutre où s’affrontaient toutes les philosophies. Regarder un match, c’était aussi observer une confrontation d’idées. Cette diversité s’est progressivement estompée. Aujourd’hui, la grande majorité des points, quel que soit le tournoi, se jouent du fond du court. Le service-volée, autrefois pilier du jeu sur gazon, est devenu une option occasionnelle, presque un coup surprise. Même à Wimbledon, les échanges s’allongent, les retours sont plus profonds et les attaquants systématiques ont disparu du paysage. Ce basculement n’est ni accidentel ni générationnel. Il est le résultat d’une volonté politique et technique amorcée au début des années 2000. À cette époque, l’ATP et l’ITF cherchent à réduire les écarts entre surfaces afin d’unifier le spectacle et de favoriser des échanges plus longs. Le gazon londonien est donc modifié entre 2001 et 2002, devenu plus résistant (composé entièrement d’Ivraie au lieu de 70% auparavant), de manière à ralentir la balle et la faire rebondir plus haut. Les surfaces dures sont également ajustées et les balles deviennent plus lourdes, plus feutrées, moins explosives. Le jeu s’homogénéise.L’ère du tennis optimisé : puissance, endurance et rationalisation du jeu Dans cet environnement, le joueur moderne doit avant tout être complet, solide et résistant. La défense devient une arme, la glisse un prérequis et la variation une option secondaire. Rafael Nadal, Novak Djokovic ou Daniil Medvedev incarnent cette évolution : une couverture de terrain exceptionnelle, une capacité à absorber la puissance adverse et une tolérance à l’échange qui redéfinit les rapports de force. Il faut toutefois nuancer concernant Nadal et Djokovic. L’Espagnol a énormément progressé dans le petit jeu jusqu’à obtenir l’un des meilleurs touchers de balle du circuit. Le Serbe, quant à lui, a également évolué dans ce domaine même si le smash a toujours été l’une de ses faiblesses. Mais pour le reste, la polyvalence dans le jeu reste limitée et de nombreux joueurs et entraîneurs ont exprimé leurs réserves. Federer : « un tennis plus physique et moins intuitif » Roger Federer, maître absolu de la variation, évoquait régulièrement « un tennis plus physique et moins intuitif, où la créativité devait lutter contre la rigueur tactique. » Patrick Mouratoglou parle, quant à lui, « d’un jeu plus rationnel, pensé pour réduire les risques plutôt que pour surprendre. » Pourtant, même les plus critiques reconnaissent que cette évolution est cohérente avec les exigences contemporaines. Le tennis est devenu une science de l’optimisation, où chaque choix technique et tactique est dicté par le rendement. Les nouvelles générations sont donc contraintes d’oublier la variation s’ils veulent répondre et performer aux exigences des conditions actuelles du circuit professionnel. Une évolution progressive qui provoque aujourd’hui le constat suivant : une baisse considérable des joueurs et joueuses dans les tentatives de variations (comme expliqué auparavant), mais également un taux d’échecs assez élevé dans la réalisation de ces coups. Par exemple, les slices et les amorties se font rares. Et, en ce qui concerne la volée, de nombreux joueurs affichent un taux de réussite compliqué au filet comme Shelton (60,3%, le plus bas parmi le top 25), Khachanov (64%) ou encore Rune (64,5%).Le revers à une main : survivance esthétique dans un monde pragmatique C’est pourquoi, dans ce tennis standardisé, certaines signatures techniques semblent appartenir à une autre époque. Le revers à une main est sans doute la plus emblématique. Longtemps majoritaire sur le circuit masculin, il est aujourd’hui devenu minoritaire, presque marginal. En l’espace de trente ans, sa présence dans le top mondial a chuté de manière spectaculaire (seulement une dizaine dans le top 100 en 2025). Les raisons de ce déclin sont avant tout mécaniques. Le revers à deux mains offre une stabilité supérieure, une meilleure résistance aux balles lourdes liftées et une efficacité accrue en retour de service. Dans un tennis où la vitesse moyenne des frappes dépasse régulièrement les 120 km/h et où le lift est omniprésent, le revers à une main exige un timing parfait et une anticipation constante. La moindre approximation se paie immédiatement. Cette réalité se reflète dans la formation des jeunes joueurs. Dans les académies, le choix est rarement idéologique. Il est pragmatique. Le revers à deux mains permet de sécuriser l’apprentissage, de limiter les zones de fragilité et d’augmenter les chances de réussite à haut niveau. Enseigner le revers à une main, c’est accepter une prise de risque, un développement plus lent et une marge d’erreur plus grande. Pourtant, le revers à une main n’a pas totalement disparu. Certains champions ont prouvé qu’il pouvait encore être une arme redoutable. Les exceptions qui ont survécu Roger Federer en a fait un symbole de fluidité et de variation, même s’il l’a souvent payé à Roland-Garros contre Nadal (les balles bombées de l’Espagnol obligeant le Suisse à frapper ses coups au-dessus de l’épaule). Stan Wawrinka, quant à lui, l’a transformé en massue, capable de dicter l’échange même face aux meilleurs défenseurs du monde comme contre Djokovic à Roland-Garros en 2015 ou encore à l’US Open en 2016. Dominic Thiem et Stefanos Tsitsipas ont également prolongé cette tradition au plus haut niveau, chacun à leur manière. Mais ces exemples relèvent davantage de l’exception que du modèle. Tous ont compensé la fragilité théorique de ce geste par une puissance hors norme, une préparation physique extrême et un travail technique obsessionnel. Des exigences extrêmes qui ont conduit certains des joueurs cités à une rupture physique et mentale. Dominic Thiem, par exemple, a fait état d’une lourde dépression après sa victoire à l’US Open en 2020. Un calvaire qui s’est également poursuivi avec son grave problème au poignet qui l’a conduit à arrêter prématurément sa carrière en 2024. Quant à Stefanos Tsitsipas, perturbé par de nombreux problèmes au coude, il traverse depuis une crise tennistique, redescendu à la 33e place mondiale. Le revers à une main survivra donc uniquement grâce à des profils singuliers, pas grâce à une filière structurée. Sa pérennité dépendra probablement de talents capables de justifier, par leur réussite, le maintien de cette anomalie esthétique dans un tennis de plus en plus normé.Le paradoxe du double Paradoxalement à ces évolutions techniques, une autre question traverse le tennis moderne : celle de la place du double. Longtemps pilier du jeu, discipline à part entière valorisée par les grands tournois, le double a progressivement perdu en visibilité et en prestige, notamment sur le circuit masculin. Une situation inattendue dans un contexte où beaucoup de fans évoquent un tennis rébarbatif et prévisible. Là où au contraire le double pourrait apporter plus d’instinct. D’ailleurs, face à cette quête de visibilité, les instances ont tenté de réagir. Les formats ont été modifiés afin de rendre les matchs plus courts, plus lisibles et plus attractifs pour la télévision. Le super tie-break remplace souvent le troisième set, le point décisif supprime les avantages, les doubles mixtes sont raccourcis en Grand Chelem. Ces ajustements visent à capter un public plus large, habitué à un rythme rapide et à des formats condensés. Sur le plan financier, des progrès ont été réalisés. Les gains en double ont augmenté, en particulier dans les tournois du Grand Chelem, où une équipe victorieuse peut percevoir plusieurs centaines de milliers d’euros.Une différence entre l’ATP et la WTA sur la participation des joueurs Toutefois, l’écart avec le simple reste immense et la reconnaissance médiatique demeure limitée. Très peu de joueurs de simple s’investissent durablement en double, préférant préserver leur corps et leur calendrier. La situation diffère sensiblement entre l’ATP et la WTA. Sur le circuit féminin, le double conserve une vraie légitimité sportive. Certaines joueuses ont construit des carrières hybrides, performantes dans les deux disciplines, et le double reste un espace de progression (Paolini, Townsend, Mertens). Chez les hommes, en revanche, le double est devenu une spécialité à part, portée par des experts au palmarès impressionnant mais à la notoriété confidentielle (Lloyd Glasspool, Britannique, n°1 mondial et Julian Cash, Britannique, n°2 mondial par exemple). Le public, lui, semble davantage attiré par les événements que par les spécialistes eux-mêmes. Le double fonctionne lorsqu’il est intégré à une narration globale, dans des compétitions par équipe ou des formats exhibition, mais peine à exister comme produit autonome.Un tennis plus efficace, mais plus lisse Le tennis contemporain est sans doute plus exigeant que jamais. Les joueurs sont mieux préparés, plus résistants, plus complets. Le niveau moyen a considérablement augmenté, réduisant les écarts et rendant chaque match potentiellement disputé. Mais cette montée en gamme a un revers. En cherchant l’efficacité maximale, le jeu a perdu une partie de sa diversité, de ses contrastes et de son imprévisibilité. L’uniformisation n’est pas une dérive incontrôlée. Elle est le résultat logique d’un système qui valorise la performance, la régularité et la rentabilité sportive. Le tennis s’est adapté à son époque, à ses contraintes économiques, médiatiques et physiques. La question n’est peut-être pas de revenir à un âge d’or idéalisé, mais de réfléchir à l’équilibre à trouver entre optimisation et créativité. Ajuster les surfaces, varier davantage les balles, encourager la prise de risque, valoriser les disciplines annexes : les pistes existent, mais demandent une volonté forte. Le tennis a toujours su évoluer sans se renier. Son avenir dépendra de sa capacité à préserver ce qui fait aussi son charme : la diversité des styles, des gestes et des chemins vers la victoire.
- La mission de la PTPA, l’association qui veut remettre le tennis dans le droit cheminpar Guillaume Nonque le 17 janvier 2026 à 11 h 20 min
Née d’un rêve de justice pour les joueurs, la PTPA s’est transformée en véritable champ de bataille. Entre procès contre l’ATP et départ fracassant de Novak Djokovic, l’association fondée pour défendre le circuit vit un tournant majeur. Vasek Pospisil, lui, veut encore croire à un changement historique.« Ce qui a commencé par une conversation en 2019 a déclenché un mouvement mondial visant à réformer et à développer l'activité du tennis. » C’est de cette manière que la PTPA se décrit elle-même sur son site internet. À la fin des années 2010, deux joueurs professionnels, Novak Djokovic et Vasek Pospisil, ont eu l’idée de créer une association visant à défendre les intérêts des joueurs sur le circuit professionnel. La PTPA (dont le nom est issu de l’acronyme anglais Professional Tennis Players Association) a ainsi vu le jour, avec l’ambition de faire bouger les choses au plus haut niveau. Créée par les joueurs pour les joueurs, elle est la porte-parole des acteurs des circuits ATP et WTA dans le but d’assurer leur bien-être sur et en dehors des courts. LES OBJECTIFS DE LA PTPA : UNE PAROLE QUI COMPTE DEVANT LES INSTANCES Depuis 2020, année où le projet est devenu très concret, la PTPA se bat ainsi pour rendre un circuit égalitaire. Élément fondateur de la création de l’association, Djokovic fait un état des lieux régulier de la situation du tennis professionnel. Sur son site internet, l’organisation résume ses missions principales en plusieurs points fondamentaux. La PTPA, porte-parole des joueurs de tennis professionnels Assurer la protection ainsi que le soutien des joueurs et défendre leurs intérêts auprès des instances dirigeantes du tennis (l’ATP et la WTA principalement) est la principale mission de la PTPA. L’objectif est également de leur offrir un large éventail de services, d’avantages et de ressources, ainsi qu’une assistance sanitaire et médicale. Ce n’est pas tout, puisque la PTPA souhaite également tenir les joueurs informés et les sensibiliser aux décisions relatives au circuit et au tennis qui ont une incidence sur leur carrière. Le tout en veillant à ce que leurs préoccupations soient entendues et leurs voix représentées. Générer des opportunités de revenus supplémentaires en dehors des courts grâce au programme de licences collectives de la PTPA fait également partie intégrante du projet. La PTPA a donc une orientation claire de ce qu’elle veut faire, et veut se donner les moyens de remplir ses objectifs. « 400 joueurs et joueuses sur le circuit professionnel vivent de ce sport » « Nous devons augmenter le nombre de personnes qui gagnent leur vie avec le tennis. Je vois très rarement les médias écrire des articles pour rappeler que seulement 400 joueurs et joueuses sur le circuit professionnel, simple et double cumulés, vivent de ce sport. Pour moi, c’est quelque chose de vraiment très préoccupant. Quand un joueur remporte un Grand Chelem, on se focalise sur le côté financier : “Il a gagné tant d’argent.” Mais qu’en est-il des circuits secondaires ? », avait développé le champion serbe lors d’une conférence de presse à Wimbledon en 2024. LA PTPA ATTAQUE LES INSTANCES DU TENNIS EN JUSTICE, UN PREMIER TOURNANT En mars 2025, la guerre était officiellement déclarée entre la PTPA et les instances dirigeantes du tennis. L’organisation a ainsi entamé des poursuites judiciaires contre l’ATP, la WTA, l’ITF (la Fédération Internationale de Tennis) ainsi que l’ITIA (l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis).« J’ai dû dormir dans ma voiture lorsque je me rendais à des matchs au début de ma carrière » Vasek Pospisil avait développé la volonté de la PTPA, qui était passée à l’action pour tenter de faire concrètement bouger les choses dans l’écosystème des joueurs. Désireuse d’offrir la possibilité à plus de joueurs de vivre du tennis, la PTPA a entamé à cette période des actions concrètes. « Il ne s’agit pas seulement d’une question d’argent, mais aussi d’équité, de sécurité et de dignité humaine. Je suis l’un des joueurs les plus chanceux et j’ai encore dû dormir dans ma voiture lorsque je me rendais à des matchs au début de ma carrière. Imaginez un joueur de la NFL à qui l’on dirait qu’il doit dormir dans sa voiture lors d’un match à l’extérieur. C’est absurde et cela n’arriverait jamais dans aucun autre sport, car personne ne traite ses athlètes de cette manière », regrettait alors Pospisil, ancien 25e joueur mondial, à cette époque.« Nous sommes très proches d’arriver à un changement important » Quelques mois plus tard, en septembre 2025, le même Pospisil, fraîchement retraité et désormais pleinement concentré sur sa mission à la PTPA, faisait un nouveau point sur la situation. « Aujourd’hui, pour la première fois, je vois que nous sommes très proches d’arriver à un changement important, le changement dont nous avons besoin pour que les joueurs aient véritablement leur mot à dire et bénéficient d'un cadre idéal pour leur épanouissement. Le tennis a pris du retard par rapport à d'autres sports, et c'est pourquoi nous essayons depuis toutes ces années de collaborer avec certains organismes gouvernementaux pour améliorer la situation », assurait le Canadien.Pospisil explique la démarche de la PTPA, en conflit avec les instances Le processus juridique entamé par l’association au début de la saison 2025 n’est pas resté sans conséquence, comme l’explique Pospisil. Ce dernier a justifié la démarche de la PTPA, qui vise toujours à améliorer l’environnement de travail des joueurs ainsi que clarifier la question de l’argent, qui revient très souvent sur la table. « Pour aller de l'avant, nous n'avons pas eu d'autre choix que d'intenter une action en justice contre les instances du tennis. L'objectif final est de créer une voix indépendante pour les joueurs. C'est notre principal souhait à la suite du procès, afin de préparer le terrain pour tout le reste : l’augmentation du prize money et un meilleur partage des revenus. Il est très important pour nous d'avoir notre mot à dire sur toutes les questions qui touchent à notre travail, c’est-à-dire les déplacements, les horaires, les balles ou le prize money », concluait-il.JANVIER 2026 : DJOKOVIC ANNONCE SON DÉPART DE LA PTPA Toutefois, les poursuites judiciaires de la PTPA n’ont pas été au goût de tout le monde. À l'initiative de ce projet, Novak Djokovic lui-même a fini par prendre une grande décision : quitter l’association. Dans la plainte déposée par la PTPA en mars 2025, 22 signataires avaient été enregistrés, mais ce ne fut pas le cas du Serbe. « Mes valeurs et ma manière d’agir ne sont plus en accord avec l’orientation actuelle de l’organisation » La légitimité de la PTPA a pris un coup en janvier 2026. À quelques jours du début de l’Open d’Australie dans le cadre du premier Grand Chelem de la saison, Novak Djokovic, co-fondateur de l’association, a annoncé son départ. L’ancien numéro 1 mondial a justifié les raisons de son départ via les réseaux sociaux. « Après mûre réflexion, j’ai décidé de me retirer complètement de la PTPA. Cette décision fait suite à des préoccupations persistantes concernant la transparence, la gouvernance, ainsi que la manière dont ma voix et mon image ont été représentées. Je suis fier de la vision que Vasek (Pospisil) et moi partagions en fondant la PTPA, celle d’offrir aux joueurs une voix plus forte et indépendante. Mais il est devenu clair que mes valeurs et ma manière d’agir ne sont désormais plus en accord avec l’orientation actuelle de l’organisation. Je vais continuer à me concentrer sur mon tennis, ma famille et à contribuer à ce sport d’une manière fidèle à mes principes et à mon intégrité. Je souhaite le meilleur aux joueurs et à toutes les personnes impliquées pour la suite, mais en ce qui me concerne, ce chapitre est désormais clos », avait expliqué Djokovic. Djokovic avait déjà lancé un avertissement aux joueurs en 2025 L’une des plus grandes légendes de l’histoire n’a jamais caché son envie d’aider le circuit professionnel à se développer. Mais Djokovic a surtout été agacé par le manque d’implication de la plupart de ses collègues dans ce projet. Au moment du dépôt de la plainte de la PTPA, il avait justifié le fait qu’il n’avait pas voulu faire partie des signataires. « Je ne pense pas devoir signer parce que je veux que d’autres joueurs s’impliquent. J’ai été très actif sur les questions politiques du tennis, à essayer de représenter les joueurs au conseil des joueurs et à faire de mon mieux alors que ma carrière battait son plein. Je pensais que c’était aussi mon rôle de soutenir les joueurs et de me battre pour leurs droits. En 20 ans sur le tour, j’ai vu des changements mais il y a des changements fondamentaux qui n’ont pas encore eu lieu et j’espère vraiment que les instances et les acteurs impliqués se mettront d’accord », développait-il pour l'Équipe au printemps 2025.Le message de Djokovic à la nouvelle génération : « J’adorerais que les leaders de l’ATP et de la WTA prennent le relais » Dans un message qui s’adresse directement aux jeunes joueurs, Djokovic incite les futures légendes à s’investir pleinement dans ce combat et à assumer leurs responsabilités. Car il sait très bien que si les choses ne viennent pas d’eux, les choses ne bougeront pas dans un avenir proche. « Je suis sur la fin de ma carrière. Cela ne me dérange pas d’en parler mais j’adorerais voir les actuels leaders de l’ATP et de la WTA, ceux qui vont mener ce sport lors de la prochaine décennie, prendre le relais et comprendre que ces sujets sont importants pour tout le monde. Même si vous n’êtes pas au conseil ou à la PTPA, vous êtes toujours, en tant que top joueur, quelqu’un de regardé par des centaines d’autres. Et je pense qu’il y a une responsabilité. Vous devez vous rappeler que vous êtes passé par là et on sait tous à quel point c’est dur en Futures », affirmait Djokovic.LA PTPA : UN AVENIR INCERTAIN APRÈS LE DÉPART DE DJOKOVIC ? Dans un sport où seuls les mieux classés vivent de leur métier, les acteurs du jeu veulent faire bouger les choses. Les efforts de la PTPA pour promouvoir une plus grande équité et transparence dans le tennis sont louables. Toutefois, la réussite de ce projet dépendra de la capacité de l’association à rassembler les joueurs autour d’une vision commune et à gagner la confiance des acteurs clés du circuit. Le départ de Novak Djokovic début 2026 est un coup dur pour le développement de la PTPA. Alors qu’il était probablement le joueur le plus impliqué dans ce projet, l’ancien numéro 1 mondial a décidé de se mettre en retrait, estimant qu’il ne partage plus les mêmes valeurs que l’organisation. Une première victoire pour la PTPA face aux instances ? Celle-ci aspire à replacer les joueurs au cœur des décisions qui les concernent directement, mais son impact est encore à définir. Car malgré des actions qui visent à faire changer les choses, les organisations en place comme l’ATP, la WTA et l’ITF concentrent encore la majeure partie du pouvoir décisionnel. Début 2026, plusieurs sources comme The Athletic affirmaient que la PTPA pourrait bien gagner son bras de fer avec les instances. Les dirigeants de l'ATP, de la WTA et les organisateurs de Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open se sont réunis afin de trouver une solution face aux requêtes de la PTPA, mais un dénouement positif pourrait avoir lieu. L’avenir de la PTPA demeure toutefois incertain. Tout dépendra de sa compétence pour surmonter les nombreux obstacles qui se dressent sur son chemin et pour établir un dialogue constructif avec l’ensemble des autres parties prenantes.
- Badosa lucide avant l’Open d’Australie : « Je sais que je manque cruellement de rythme »par Adrien Guyot le 17 janvier 2026 à 10 h 49 min
Paula Badosa retrouve Melbourne un an après avoir atteint les demi-finales. L'Espagnole espère ainsi être enfin débarrassée de ses soucis au dos pour enchaîner les tournois.26e mondiale, Paula Badosa joue gros à l’Open d’Australie. L’Espagnole va devoir défendre les points de sa demi-finale acquise l’an passé à Melbourne, où elle s’était inclinée contre sa grande amie Aryna Sabalenka. Touchée au dos de façon récurrente ces dernières années, la joueuse de 28 ans n’a pas pu enchaîner les tournois l’an dernier. Elle espère repartir sur de nouvelles bases cette année. Badosa affrontera Zarina Diyas au premier tour, et est la favorite dans sa petite section du tableau pour atteindre le troisième tour, où elle aurait alors de bonnes chances de retrouver Jessica Pegula. « Je dois surveiller ma condition physique au quotidien » En attendant, la gagnante du WTA 1000 d’Indian Wells 2021 a fait un point sur son état de santé à quelques jours de faire son retour sur le circuit, elle qui a perdu deux de ses trois matchs disputés cette saison. « Physiquement, mon corps a très bien réagi, j'ai également effectué une très longue pré-saison. Ces deux dernières semaines, j'ai participé à des compétitions et mon corps a bien réagi pendant les matchs, donc le retour est positif. Évidemment, je dois surveiller ma condition physique au quotidien, vous savez à quel point j'ai souffert des blessures. C'est un domaine dans lequel j'aimerais m'améliorer. J'espère que cette saison, je pourrai prévenir les blessures et que cela me permettra de jouer pendant beaucoup plus de semaines.« Je sais qu'à chaque tournoi, je vais m'améliorer petit à petit » Chaque tournoi est différent, je suis consciente que je sors d'une période où je suis restée plusieurs mois sans jouer, je suis la première à savoir ce qui m'attend. Je sais que je manque cruellement de rythme et de compétition, je le remarque quand je suis sur le court. Mais je sais aussi qu'à chaque tournoi, je vais m'améliorer petit à petit. Au final, ce dont j'ai besoin, c'est de disputer beaucoup de matchs et de passer beaucoup d'heures sur le court », a assuré Badosa pour Punto de Break.
- Journée parfaite pour les Tchèques : Mensik met fin à la série de Baez et triomphe à Aucklandpar Adrien Guyot le 17 janvier 2026 à 10 h 15 min
Le tennis tchèque vit une semaine de rêve : après Machac à Adélaïde, Mensik triomphe à Auckland. Face à un Baez en pleine confiance, le jeune joueur de 20 ans s'offre un nouveau trophée et une grosse dose de confiance avant Melbourne.Le tennis masculin tchèque brille cette semaine sur le circuit ATP. Après le sacre de Tomas Machac aux dépens d’Ugo Humbert à Adélaïde, un autre représentant de la République Tchèque a soulevé le titre ce samedi. Il s’agit de Jakub Mensik. Le 18e joueur mondial partait favori de la finale du tournoi ATP 250 d’Auckland contre Sebastian Baez, mais attention à l’Argentin. En grande forme en ce début d’année, Baez est toujours invaincu en 2026 au moment d’aborder cette rencontre. Après ses succès contre Munar, Fritz et Wawrinka à la United Cup, le 39e mondial a confirmé en Nouvelle-Zélande avec des victoires obtenues face à Nava, Brooksby, Shelton (tête de série numéro 1) et Giron. Pour ce premier face-à-face entre les deux hommes, Mensik a parfaitement bouclé sa semaine.Deuxième titre en carrière pour Mensik Bien aidé par ses 18 aces, le joueur de 20 ans, qui avait dominé Giovanni Mpetshi Perricard en quarts de finale, s’est finalement imposé en deux manches (6-3, 7-6 en 1h22), sauvant même trois balles de set dans la deuxième manche. Après sept victoires de suite cette saison, Baez est tombé pour la première fois. Il devra tenter de se relever contre Mpetshi Perricard à l’Open d’Australie. Quant à Mensik, il remporte le deuxième titre de sa carrière. Presque un an après avoir remporté le Masters 1000 de Miami contre son idole Novak Djokovic, le natif de Prostejov étoffe son palmarès et prend confiance avant de se rendre à Melbourne. Battu au troisième tour par Alejandro Davidovich Fokina l’an passé, il affrontera un autre joueur espagnol, en la personne de Pablo Carreño Busta, pour son entrée en lice.
- « Je me suis entraînée sans relâche ces trois derniers mois », assure Venus Williams à l’aube de son 22e Open d’Australiepar Adrien Guyot le 17 janvier 2026 à 9 h 53 min
Cinq ans après sa dernière participation, Venus Williams fait son retour à Melbourne. La championne américaine a fait beaucoup d'efforts ces derniers mois pour se donner une nouvelle occasion de disputer un Grand Chelem.Venus Williams va disputer l’Open d’Australie. L’Américaine de 45 ans, qui n’avait plus participé à ce tournoi depuis 2021, a reçu une wild card et affrontera Olga Danilovic au premier tour. Présente en conférence de presse avant d’entamer son 22e Open d’Australie, l’ancienne numéro 1 mondiale est revenue sur sa préparation, elle qui a disputé les tournois d’Auckland et de Hobart en guise d'échauffement pour le premier Grand Chelem de l’année.« J'ai reçu beaucoup de soutien lors des tournois précédents » « Je n'étais pas venue ici depuis cinq ans, mais le temps a passé très vite, alors je suis très reconnaissante envers Tennis Australia de m'avoir offert cette opportunité, reconnaissante d'avoir la chance de rejouer devant les fans. J'ai reçu beaucoup de soutien lors des tournois précédents, même dans ma vie quotidienne, lorsque je me promène en ville. J'espère faire de mon mieux ici, j'ai des souvenirs incroyables de cet endroit, je suis donc prête à relever le défi.« Je dois être indulgente avec moi-même » Je me suis entraînée sans relâche ces trois derniers mois, même si j'ai eu des périodes très chargées où j'ai dû prendre une semaine ou trois jours de congé par-ci par-là, mais la plupart du temps, je me suis entraînée et j'ai essayé de reprendre ma routine. À ce stade, je dois être indulgente avec moi-même, car je fais beaucoup de choses bien, mais il me manquait juste des matchs. Maintenant, je joue bien, je me prépare à gagner chaque point et j'essaie de les contrôler. C'est comme ça que j'aimerais jouer, c'est le tennis que je dois jouer », a assuré la double finaliste en simple de ce tournoi ces dernières heures pour Punto de Break.
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- EN DIRECT - Real Madrid-Levante : les Madrilènes conspués par leurs supporters, Mbappé essaye de se montrerle 17 janvier 2026 à 14 h 03 min
Trois jours après son élimination surprise en Coupe du Roi, le Real Madrid entraîné par Alvaro Arbeloa n’a pas le droit à l’erreur face à Levante, ce samedi (14h), lors de la 20e journée de Liga.
- Ligue 1 : les joueurs de l’OM retardés à l’aéroport en raison de la météo, le match à Angers menacé ce samedi ?le 17 janvier 2026 à 13 h 50 min
Ce samedi à 14h, l’avion réservé à l’Olympique de Marseille n’avait toujours pas décollé en raison des conditions météo à Angers, où l’OM doit affronter le SCO en soirée.
- Ski alpin : intraitable, Odermatt s’impose encore à domicilele 17 janvier 2026 à 13 h 07 min
Le champion suisse a signé, ce samedi, sa quatrième victoire consécutive sur la descente de Wengen.
- Foot : un an après son malaise cardiaque, l’Italien Bove va reprendre sa carrièrele 17 janvier 2026 à 12 h 57 min
Le milieu de terrain de 23 ans a été libéré par l’AS Roma.
- Liga : tout juste de retour, Kylian Mbappé déjà titulaire avec le Real Madridle 17 janvier 2026 à 12 h 23 min
Remis de sa blessure au genou gauche, l’attaquant français a été titularisé par son nouveau coach, Alvaro Arbeloa.














