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  • Tiafoe valide les nouvelles conditions à Indian Wells : « Les années précédentes, c’était assez lent »
    par Jules Hypolite le 7 mars 2026 à 18 h 39 min

    L'édition 2026 d'Indian Wells surprend déjà : selon les données officielles, les courts sont nettement plus rapides que les années précédentes. Frances Tiafoe, vainqueur de son deuxième tour, ne cache pas son enthousiasme.Les courts d'Indian Wells pour cette édition 2026 semblent être relativement plus rapides que les années précédentes. C'est en tout cas ce que confirme le CPI (indice de vitesse du court) après trois jours de compétition. Pour la journée de jeudi, il a atteint 39,8, soit 8,4 points de plus que l'an passé au même stade de la compétition.« Je suis content de la vitesse actuelle » Cette tendance a été confirmée au micro de Tennis Channel par Frances Tiafoe, victorieux de son deuxième tour face à Jenson Brooksby (6-4, 6-4) : « Franchement, ça me plaît. J’ai l’impression que les conditions sont plutôt moyennement rapides. Les années précédentes, c’était assez lent et plutôt rugueux. Évidemment, quand on joue la nuit, il peut faire assez froid, et là on est un peu entre les deux. Par le passé, je trouvais que c’était vraiment très difficile ici. Quand il fait plus chaud, la balle fuse davantage. Donc pour l’instant, j’aime bien les conditions telles qu’elles sont. Je crois que c’est 8 miles par heure (12,8 km/h) par heure plus rapide ou quelque chose comme ça ? Je ne sais pas trop comment ils calculent ça. Mais je suis content de la vitesse actuelle. »

  • Quatorze ans de colère et de distance : l’histoire du boycott des sœurs Williams à Indian Wells
    par Guillaume Nonque le 7 mars 2026 à 17 h 02 min

    Pendant plus d’une décennie, Serena Williams et Venus Williams ont refusé de jouer à Indian Wells. Retour sur leur boycott du tournoi, né d’une finale polémique en 2001.Entre 2002 et 2014, ni Serena, ni Venus Williams, ne fouleront les courts du célèbre tournoi d’Indian Wells, référence absolue du calendrier. La raison ? Des cris et propos racistes, dénoncés par leur père, Richard Williams, qui, au terme d’une édition 2001 particulièrement agitée, n’avait pas hésité à pointer du doigt l’attitude du public californien. Retour donc sur l’histoire des sœurs Williams à Indian Wells, des débuts prometteurs à la controverse, jusqu’au pardon. Venus et Serena brillent très jeunes à Indian Wells Entraînées dès leur plus jeune âge par leur père, Richard Williams, Venus et Serena ne tardent pas à transformer des années de travail en succès précoces sur le circuit WTA. Disputé en Californie, Indian Wells a presque des allures de tournoi à domicile pour les sœurs Williams, installées à Compton, à environ 200 kilomètres de là. L’aînée, Venus, y débute en 1996, à seulement 16 ans. Dès sa deuxième participation, elle atteint les quarts de finale, puis les demi-finales en 1998. Absente lors des deux éditions suivantes, elle effectue son retour en 2001, une apparition qui sera la dernière avant de longues années. Serena, de son côté, marque les esprits dès sa première présence dans le tableau principal. À 17 ans, un mois seulement après avoir décroché son premier titre sur le circuit en février 1999, elle s’offre à Indian Wells son premier grand trophée. La finale prend alors des airs de passage de témoin : la cadette s’impose face à Steffi Graf (6-3, 3-6, 7-5), dans ce qui restera l’unique confrontation entre les deux championnes. Deux ans plus tard, en 2001, Serena est de nouveau couronnée. Mais le contexte, lui, sera très différent du premier sacre. 2001 : LA FRACTURE AVEC LE PUBLIC D'INDIAN WELLS Lors de l’édition 2001, les sœurs Williams ne sont plus de simples espoirs : ce sont déjà des championnes installées. À seulement 20 ans, Venus possède deux titres du Grand Chelem, conquis en 2000 à Wimbledon puis à l’US Open. Serena, elle, avait ouvert la voie un an plus tôt en triomphant à Flushing Meadows. Mais si leur avenir semble radieux, leur domination naissante ne fait pas l’unanimité. Et leur père, Richard Williams, personnalité centrale et clivante, cristallise une partie des critiques. Jusqu’aux quarts de finale à Indian Wells, rien ne laisse pourtant présager la tempête à venir. Serena, tête de série n°7, est la première à se hisser dans le dernier carré, surclassant la tenante du titre Lindsay Davenport (6-1, 6-2). Le scénario que tout le monde anticipe alors prend forme : si Venus s’impose face à Elena Dementieva, une demi-finale explosive entre les deux sœurs aura lieu. La Russe est rapidement écartée (6-0, 6-3). L’affiche tant attendue est désormais programmée. Une demi-finale « arrangée » à Wimbledon l’année précédente ? À la veille de ce choc, une vieille rumeur refait surface : celle d’une demi-finale prétendument arrangée entre les deux sœurs à Wimbledon, en 2000. Ce jour-là, Venus s’était imposée 6-2, 7-6, signant sa quatrième victoire en cinq confrontations face à Serena. Pourquoi ces soupçons ? Parce que depuis leurs débuts sur le circuit professionnel, les Williams disputent rarement les mêmes tournois hors Grand Chelem. Leurs calendriers sont différents, afin de limiter leurs confrontations. La rumeur prend de l’ampleur après la publication d’un article du National Enquirer, affirmant s’appuyer sur le témoignage d’un proche de la famille. L’enquête est publiée en plein Indian Wells et relance les insinuations autour du match de Wimbledon. « Je pense que Richard décidera de la gagnante » Puis, Elena Dementieva, après sa défaite contre Venus, en rajoute une couche lors de sa conférence de presse. Des propos qui, sans qu’elle ne le sache, vont déclencher par la suite un boycott historique. Journaliste : « Un pronostic pour le match de demain entre les soeurs Williams ? » Dementieva : « Je ne sais pas ce que Richard en pense. Je pense qu’il décidera de qui gagne demain. » Journaliste : « Vous avez le sentiment qu’il décide ? » Dementieva : « Oui, parce que je me souviens de leur match à Lipton (ancien sponsor du tournoi de Miami). Si vous l’avez vu, c’était tellement amusant. » https://www.youtube.com/watch?v=Ipr0K_NssMk Il n’en faudra pas plus pour que la demi-finale entre dans la polémique. Mais au moment où Dementieva s’exprime, personne ne sait encore que ce match n’aura jamais lieu. Le forfait de la controverse 4 minutes avant le match tant attendu, la nouvelle tombe. Venus Williams ne se présentera pas sur le court. La raison officielle ? Une tendinite au genou. Un forfait, comme on l’appelle dans le jargon, « à la dernière minute », qui doit normalement être annoncé au moins une demi-heure avant le début des hostilités. Ce forfait changera la face du tournoi, mais aussi la relation des Williams avec Indian Wells. Le public, mécontent, réclame un remboursement des billets. Le directeur du tournoi de l’époque, Charlie Pasarell, regrette une décision qui a pris tout le monde de court. « J’aurais aimé qu’elle aille sur le court et qu’elle tente sa chance. Cela nuit davantage au tennis dans son ensemble que le tournoi en lui-même. » Bien sûr, ces éléments ne font qu’alimenter les soupçons d’arrangements entre les deux sœurs. Après avoir prétendument laissé l’avantage à son aînée à Wimbledon ou à Miami, Serena aurait cette fois bénéficié des décisions de son père et entraîneur, Richard. « Si mon père décidait, il n’y aurait pas 4-1 en faveur de Venus » L’intéressée se présente en conférence de presse quelques minutes plus tard, et se retrouve obligée de répondre aux accusations de match arrangé, ainsi qu’aux déclarations de Dementieva : « Chacun pense ce qu’il veut. Chacun se fait sa propre opinion. C’est comme ça que les rumeurs naissent. Je n’ai pas à me justifier. Mais j’imagine que les rumeurs sont plus intéressantes que la vérité. » Serena, quant à elle, n’hésite pas à évoquer le bilan de leurs face-à-face pour faire taire les rumeurs : « Nous sommes des compétitrices et nous entrons toujours sur le court pour se battre. Cela a toujours été comme ça. Je pense que si mon père décidait, peut-être que Venus ne mènerait pas 4-1, mais qu’il y aurait plutôt 3-3. » « La WTA n'a constaté aucun élément d'arrangement » La blessure de Venus, soudaine, ne convainc quasiment personne. Ainsi, nombreux sont ceux qui considèrent qu’elle a laissé sa sœur se qualifier pour la finale. Et les réactions de Richard Williams, contacté par différents médias pour expliquer le forfait de sa fille, ne font que jeter de l’huile sur le feu. Un brin provocateur, il répond de la manière suivante au Los Angeles Times : « Je ne suis pas Dieu », avant de raccrocher le téléphone. Puis, même son de cloche envers l’agence de presse Reuters : « A partir de maintenant, je ne parle pas anglais. Je ne parle pas anglais. » La WTA, de son côté, tente de mettre un point final à ces rumeurs : « Le circuit est au courant des accusations qui circulent au sujet des confrontations directes entre Venus et Serena Williams. Nous n’avons constaté aucun élément permettant d’étayer ces affirmations, et les deux joueuses les ont formellement démenties. »Le poing levé de Richard Moins de 24 heures après ce « drama » familial, Serena Williams se présente sur le court pour affronter Kim Clijsters, tête de série n°14, lors de la finale. Nous sommes le samedi 17 mars 2001, et ce sera la dernière apparition de la fratrie Williams sur le court d’Indian Wells, pendant pratiquement quinze ans. Pour soutenir Serena, Richard et Venus sont présents en tribunes. Le public, lui n’a pas pardonné le forfait de la demi-finale. Tandis que les deux protagonistes descendent les marches des tribunes pour rejoindre leur box, les spectateurs les aperçoivent sur le grand écran et les sifflent copieusement. https://www.youtube.com/watch?v=TcUcTMdn4dE Et tel un geste de rébellion, visiblement touché par les sifflets de ces 15 000 spectateurs, Richard brandit un poing levé. Un geste qui fera date, et marque en quelque sorte la rupture du clan Williams avec le public californien. Venus, elle, n’a pas de blessure apparente. Aucun bandage, aucun signe d’une douleur ou tendinite de la sorte au genou. « J’ai prié Dieu de m’aider à être forte » Au moment de l’entrée sur le court de Serena, la réaction est la même. Tout au long du premier set, ses fautes directes et ses services manqués seront applaudis par la foule. Elle perd la première manche, mais ne compte pas lâcher prise pour autant. A 19 ans, et avec le public contre elle, elle parvient à renverser la situation pour s’imposer 4-6, 6-4, 6-2. Une victoire au caractère, un deuxième titre à Indian Wells et un message envoyé à ceux qui l’ont hué tout au long du match. https://www.youtube.com/watch?v=MlUMpzgRgRc « Au début, évidemment, je n’étais pas contente. Je ne pense pas que, mentalement, j’étais prête pour ça. Honnêtement, à un changement de côté, j’ai prié Dieu de m’aider à être forte, pas même à gagner, simplement à être forte, à ne pas écouter la foule. » Aujourd’hui, j’ai remporté une grande bataille mentale. Je pense seulement qu’une championne peut s’en sortir… Combien de personnes connaissez-vous qui iraient huer une jeune fille de 19 ans ? Franchement, je ne suis qu’une enfant. » Clijsters, dans la défaite, fera preuve d’une grande classe : « C’est une personne très gentille. Ce n’est pas au public de lui mettre la pression. » NEUF JOURS PLUS TARD, LES ACCUSATIONS Si la tension était redescendue d’un cran à l’entame du tournoi de Miami, où Venus et Serena Williams sont bien présentes, c’est Richard, leur père, qui va défrayer la chronique dans une interview accordée à USA Today. « Quand Venus et moi descendions les marches des tribunes pour rejoindre nos sièges, des gens m’ont appelé ‘negro’. Quelqu’un a dit : ‘J’aimerais qu’on soit en 1975, on t’écorcherait vif’. Pour moi, Indian Wells fait honte à l’Amérique. » Voilà « l’affaire Williams » relancée. Il n’en faudra pas plus pour que les journalistes monopolisent le sujet lors des conférences de presse des Williams à Miami. Les deux joueuses se rangent du côté de leur père.« J’ai entendu ce qu’il a entendu » Venus : « Je n’ai pas vu l’article, je ne lis pas les journaux durant les tournois. Mais je ne pense pas que parler de racisme est absurde. » Journaliste : « Qu’avez-vous entendu ? Avez-vous entendu le même genre de choses ? Pensez-vous que les sifflets étaient motivés par le racisme ? » Venus : « J’ai entendu ce qu’il a entendu. Je pense que vous savez ce qui a été dit. Et vous le savez très bien. Mais c’est redondant. Cela s’est passé il y a dix jours. Peu importe ce qui s’est passé, je ne peux pas le changer. Je ne peux rien y faire. » De son côté, Serena n’a pas plus de précisions sur les faits : « Je suis ravie que mon père ne m’en ait pas parlé sur le moment, parce que j’aurais été un peu plus touchée. Mais je ne sais pas, je ne me souviens de rien. »Une mauvaise blague de Dementieva L’idée d’un boycott s’impose alors progressivement dans l’esprit des deux sœurs. L’affaire ne sera jamais réellement éclaircie, mais pour la famille Williams, le mal est fait. Leur réponse sera simple : boycotter le tournoi pendant de longues années. Serena sera la première à annoncer qu’elle ne souhaite plus remettre les pieds en Californie. « Je ne jouerai pas à Indian Wells. Il m’est arrivé là-bas des choses extrêmement marquantes dans ma vie. J’ai donc dit à Larry Scott (patron de la WTA à l’époque) qu’il s’y était passé des choses qui, selon lui aussi, n’auraient jamais dû arriver, surtout à moi en tant qu’Afro-Américaine. » Le plus surprenant dans cette affaire ? Tout serait parti d’une « blague », comme l’expliquera plus tard Elena Dementieva à Miami. Interrogée quelques jours après la finale, la Russe assure qu’elle plaisantait simplement et que l’histoire a ensuite pris des proportions démesurées.Insensibles au changement de direction Blague ou pas, le clan Williams ferme définitivement la porte d’Indian Wells. Pendant quatorze années consécutives, les deux sœurs refusent de se rendre dans le désert californien, incapables de tourner la page de cette édition 2001. Charlie Pasarell, directeur du tournoi jusqu’en 2009, tentera bien de renouer le dialogue, sans succès : « Nous avons déjà essayé de reprendre contact avec la famille Williams par le passé. C’est toujours la même chose. Nous aimerions beaucoup qu’elles reviennent ici. Ce qui s’est passé à l’époque était malheureux, et nous espérons qu’un jour elles reviendront. » L’arrivée de Larry Ellison à la tête du tournoi ravive un temps l’espoir d’un retour. Mais il faudra encore patienter plusieurs années. Finalement, six ans plus tard, Serena Williams ouvrira la voie. Et Indian Wells pourra, enfin, tourner la page.2015, LE GRAND RETOUR DE SERENA Quatorze ans après les événements, Serena Williams n’est plus seulement une championne. C’est une légende du tennis féminin et une icône du sport dans son ensemble. Avant l’édition 2015 d’Indian Wells, elle a décroché à l’Open d’Australie le 19e Grand Chelem de sa carrière. Contre toute attente, elle fait le choix de revenir en Californie. C’est dans une tribune publiée dans le New York Times qu’elle explique sa décision : « Je vais retourner avec fierté à Indian Wells en 2015. Treize ans après, une éternité en tennis, les choses sont différentes. [...] J'ai dit par le passé que je ne rejouerais jamais à Indian Wells, c'est quelque chose que je pensais vraiment, j'avais peur, que se passerait-il si je revenais et les gens me conspuaient à nouveau ? Le cauchemar recommencerait. Indian Wells a été un tournoi important dans ma carrière et je fais partie de l'histoire de ce tournoi. Ensemble, nous pouvons écrire une fin différente. »Venus reviendra un an plus tard Ce retour, chargé d’émotion, débute par une victoire accrochée (7-5, 7-5) face à la 68e mondiale Monica Nicolescu. Très émue, Serena Williams apparaît même en larmes lors de son entrée sur le court, longuement ovationnée par le public californien. Elle atteindra finalement les demi-finales, avant de déclarer forfait contre Simona Halep en raison d’une blessure au genou. L’année suivante, Venus emboîtera le pas. Elle expliquera avoir été marquée par l’accueil réservé à sa sœur, suffisamment chaleureux pour la convaincre de revenir à son tour à Indian Wells. Les deux sœurs ne remporteront plus jamais le tournoi. Elles s'y affronteront une ultime fois en 2018, pour une victoire de Venus 6-3, 6-4. Et cette fois, pas de polémique, ni de rumeur d'arrangement. Mais l’essentiel est ailleurs : elles ont tourné la page et offert une conclusion plus apaisée à leur relation mouvementée avec le tournoi.

  • « Je ne me vois pas sans entraîneur » : la réaction de Sabalenka au choix de Raducanu
    par Arthur Millot le 7 mars 2026 à 16 h 44 min

    Aryna Sabalenka a été interrogée sur le choix d’Emma Raducanu de poursuivre sa carrière sans entraîneur permanent.Depuis plusieurs jours, une question circule dans le circuit WTA : quel cap va prendre Emma Raducanu ? À seulement 23 ans, Raducanu a récemment pris une décision forte : se séparer d'un entraîneur pour la dixième fois (Francisco Roig) et poursuivre pour l’instant sa carrière sans coach permanent.Sabalenka : « Pour moi ce serait difficile » Lors d’une conférence de presse, Aryna Sabalenka a été interrogée sur cette situation inhabituelle. « Pour moi, personnellement, ce serait difficile. Même si je suis forte mentalement, j’ai besoin de sentir le soutien, de voir mon équipe dans la box et d’avoir mes gens autour de moi. Je ne me vois pas sans entraîneur. Même si je connais bien le tennis, je n’aime pas aller à l’entraînement et devoir tout gérer moi-même. Ça demande trop d’énergie. » Malgré sa position très claire, Sabalenka ne critique pas la Britannique. Au contraire, elle reconnaît que trouver le bon entraîneur peut être un processus long et complexe.

  • « Comme s’il jouait à la PlayStation » : l’adversaire de Djokovic stupéfait par sa précision robotique
    par Arthur Millot le 7 mars 2026 à 16 h 34 min

    À Indian Wells, un duel se profile entre Novak Djokovic et le Polonais Kamil Majchrzak. Avant même d’entrer sur le court, ce dernier est déjà fasciné par le niveau du Serbe.Pour Kamil Majchrzak, ce deuxième tour à Indian Wells n’est pas un match comme les autres. Le Polonais s’apprête à affronter pour la première fois en match officiel Novak Djokovic, quintuple vainqueur du tournoi californien et détenteur de 24 titres du Grand Chelem. Une opportunité que le joueur de 30 ans considère presque comme un privilège. « Si vous voulez apprendre, vous voulez apprendre des meilleurs », explique-t-il.« Parfois robotique comme à la PlayStation » Avant ce duel très attendu, Majchrzak n’a qu’un seul souvenir d’échanges avec Djokovic : un entraînement à Wimbledon en 2022. « Sa vitesse et sa qualité de balle sont incroyables. Il peut jouer n’importe quelle balle depuis n’importe quelle position. Il bouge extrêmement bien et il est d’une précision incroyable, parfois presque robotique… comme si quelqu’un jouait à la PlayStation avec lui. Je vais regarder ses matchs de plus près pour préparer une stratégie. Je vais faire de mon mieux pour lui donner du fil à retordre… et peut-être gagner. »

  • « Il peut faire bien mieux » : Mahut voit très grand pour Bonzi
    par Arthur Millot le 7 mars 2026 à 15 h 46 min

    Nicolas Mahut, nouvel entraîneur de Benjamin Bonzi, a évoqué le potentiel de son compatriote.Le début de saison 2026 n’avait rien d’idéal pour Benjamin Bonzi (111e). Arrivé en Australie avec l’envie d’effacer une fin d’année 2025 perturbée par les blessures et une déception en Coupe Davis, le Français est reparti avec trois défaites en autant de matches. Un coup dur pour le moral. Mais pas de quoi inquiéter son nouvel entraîneur, Nicolas Mahut. « J'étais convaincu que ce n'était qu'un mauvais moment à passer. Ben a fait beaucoup d'efforts dernièrement. Il a changé d'entraîneur (il était resté fidèle cinq ans à Lionel Zimbler), et même changé de ville en passant de Marseille à Paris pour s'entraîner. Il fallait digérer tout ça et accepter que les résultats prennent du temps. J'étais convaincu qu'en passant par les Challengers, ça allait l'aider », a déclaré l'ancien vainqueur de Roland-Garros en double à nos confrères de L'Équipe. Depuis, Bonzi a obtenu une finale (Pau) et deux quarts de finale (Quimper et Lille) en Challenger. Engagé à Indian Wells, il est sorti des qualifications et a obtenu une qualification pour le deuxième tour après sa victoire contre Royer.« Il est plus fort que ce qu'il pense être » Avant d'ajouter : « J'ai une vision de la manière dont Ben doit jouer pour être à son prime et j'ai la chance qu'il me fasse confiance. Le truc, c'est d'y aller par étapes et ne pas tout changer d'un coup. Il se fait violence sur plein de choses, ça fait plaisir à voir. Je pense qu'il peut faire bien mieux que 42e (son meilleur classement, en 2023). Je crois qu'il n'a même pas conscience de son vrai potentiel. Il est plus fort que ce qu'il pense être et ma mission, c'est de faire en sorte qu'il s'en rende compte, qu'il prenne de la place sur le court, qu'il bombe le torse. Ben, c'est un gentil, mais il doit faire passer le message qu'il est sur le court pour gagner », indique Mahut, toujours à L'Équipe.

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